LES PARABÈNES (OU PARABENS) :

L’ENVERS DES VERSIONS OFFICIELLES

 

Voici  une compilation de quelques articles qui se sont inspirés de recherches scientifiques et qui tendent à nous indiquer que les parabènes présentent un risque pour la santé. Par ailleurs, plusieurs auteurs ont tendance à minimiser leurs dangers en  invoquant le manque de recherches concluantes. Pour notre part, nous estimons que les risques pour la santé semblent trop importants pour inclure les parabènes dans nos produits.

L’industrie des cosmétiques emploie de nombreux conservateurs chimiques dont le rôle est d’empêcher la croissance de champignons ou de bactéries et d’assurer le maintien de la qualité et des propriétés de sa formule. Bien que leur utilisation soit autorisée officiellement, un nombre croissant de consommateurs se méfient aujourd’hui des esters d’acide p-hydroxybenzoïc, plus connus sous le terme de paraben. D’abord parce que l’association entre paraben et cancer, apparue après la publication d’une étude scientifique récente, fait beaucoup de bruit, mais aussi parce qu’ils ont un nom facile à retenir. Alors, les parabens sont-ils vraiment dangereux ou seulement politiquement incorrects ?

Paraben, une accumulation dangereuse ?

Tout a commencé avec les produits antisudorifiques (antitranspirants), soupçonnés d’être à l’origine de cancers du sein. Une rumeur démentie par les autorités médicales. Jusqu’à ce que les travaux d’une chercheuse britannique, publiés dans le Journal of Applied Technology, relancent la polémique sur un possible lien entre l’utilisation d’antisudorifiques et le cancer du sein. Le Dr Philippa Darbre, de l’Université de Reading, a en effet détecté la présence de paraben sur des tissus prélevés sur 20 tumeurs du sein. « C’est la première fois que l’on démontre que les parabens peuvent s’accumuler dans l’organisme », a déclaré le Dr Darbre à la BBC.
On pensait jusque-là que, lorsqu’ils étaient ingérés, les parabens étaient rapidement détruits et transformés en sous-produits inoffensifs. Or les parabens retrouvés dans les tumeurs étaient intacts, ce qui laisse penser qu’ils ont pénétré par la peau plutôt que par voie orale. L’étude fait grand bruit alors que ses conclusions sont mesurées puisqu’il n’y a eu aucune comparaison de ces résultats avec des tissus sains.

Depuis, on suspecte ces conservateurs d’être à l’origine d’une perturbation du système endocrinien : leur danger potentiel, inconnu jusqu’alors, proviendrait de leur capacité à mimer l’action des hormones féminines en s’attachant aux récepteurs d’œstrogènes des cellules de l’organisme. Et justement, les facteurs hormonaux sont prédominants dans le développement d’un cancer du sein.
Cela dit, des essais en laboratoire ont montré que même les parabens les plus actifs sont 10 000 fois moins puissants que l’œstradiol, cette hormone qu’on administre aux femmes ménopausées dans les traitements substitutifs…

Il n’empêche que si les parabens n’étaient pas si nombreux… Car enfin, le risque c’est l’accumulation et comment l’analyser ? 80 % des produits de soin et d’hygiène contiendraient ces fameux parabens, dont des crèmes prescrites par des dermatologues, des produits hypoallergéniques…

Et ce n’est pas tout, on en trouve dans les produits alimentaires, dans les colles, les pansements, les gouttes nasales, ophtalmologiques et auriculaires, voire dans les ovules et suppositoires, ainsi que dans des solutions injectables ! Cela fait beaucoup. Comme l’écrit le Pr Belpomme, cancérologue, ces conservateurs généralement toxiques surchargent le foie et, utilisés régulièrement à long terme, peuvent provoquer une intoxication chronique, qui conduit à l’expansion des maladies dites de civilisation : allergies, dermatose chronique, cancer.

Tous les parabens ne se ressemblent pas

Depuis la publication de l’étude anglaise, une autre étude épidémiologique, conduite sur des femmes présentant un cancer du sein, n’a pas mis en évidence de relation entre cette pathologie et l’utilisation de produits cosmétiques.

Cependant l’accumulation des parabens dans le tissu mammaire et leur rôle éventuel dans la survenue du cancer du sein ne peuvent pas raisonnablement être écartés. Si le méthylparaben et l’éthylparaben ne semblent pas poser trop de problèmes, le butylparaben ou l’isobutylparaben sont de plus en plus déconseillés.

Parabènes et vieillissement cutané

Une étude menée par un groupe de chercheurs de l'Université de médecine de Tokyo a montré que le methylparaben, appliqué sur la peau à une concentration telle qu'on le trouve dans les produits cosmétiques, accélérait le vieillissement cutané si la peau était exposée au soleil. A l'occasion jetez un coup d'oeil à la composition de votre crème de jour...

Parabènes et effet oestrogénique

De nombreuses études ont été menées sur des rongeurs pour évaluer les effets oestrogéniques des parabens. Si le methylparaben et l'ethylparaben n'ont présenté aucun effet sur les hormones et les organes reproducteurs, même à très forte dose, le propylparaben a affecté plusieurs paramètres et induit notamment une réduction de la production de spermatozoïdes. Au vu de ces résultats, l'EFSA (European Food Safety Authority) avait émis un avis sur la sécurité de l'utilisation du propylparaben dans les produits alimentaires.

 

 

précautions d'emploi

 

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